La symbiose, mariage réussi chez les plantes et les animaux

 

Ives Etienne - la symbiose

 

La symbiose est une relation profitable entre deux êtres vivants. Chez les plantes et les animaux, quand le mariage fonctionne bien, c’est pour la vie. Partez à la découverte d’êtres microscopiques qui peuplent vos intestins et émerveillez vous devant une love story entre une algue et un champignon.

Tout un monde dans vos intestins

Ives Etienne - bactéries intestinales

Vous ne le savez peut-être pas, mais vos intestins abritent des êtres vivants. Des milliards de bactéries y pullulent, sans même que vous vous en rendiez compte. Cette flore intestinale est essentielle à notre santé. En échange du gîte et du couvert, elles aident à la bonne régulation de notre système digestif. Elles y ont plusieurs missions :

  • Elles participent au renouvellement de la muqueuse intestinale ;
  • Leur rôle dans la dégradation de certains composés est avéré ;
  • Elles nous protègent contre d’autres microorganismes pathogènes.

Le stress, la prise excessive et fréquente d’antibiotiques ou une mauvaise alimentation peuvent dérégler cette symbiose et détruire les bactéries. Les conséquences sont des diarrhées, des inflammations de l’intestin et des risques d’infections.

 

Histoire d’amour entre un champignon et une algue

Ives Etienne- le lichen

Cette relation de symbiose dure depuis des millions d’années. Elle, est une algue verte microscopique. Lui, un champignon de la famille des Ascomycètes. Les mariés se sont juré fidélité devant mère Nature quoiqu’il arrive. Ces deux partenaires forment le lichen et s’entendent à merveille. L’algue fabrique les glucides nécessaires au métabolisme des deux acolytes grâce à la photosynthèse. Le champignon apporte l’eau, les sels minéraux et assure la fixation du lichen sur son support. On pourrait croire que les lichens se ressemblent tous. Il en existe 20 000 espèces à travers le monde, dont 3000 rien qu’en France.

 

L’oiseau et le buffle

Ives Etienne - l'oiseau pique-boeuf

On les appelle les « pique-bœufs ». Ces oiseaux de la famille des sturnidés font partie de la carte postale typique de la savane africaine. Agrippés aux pattes ou posés sur les dos des gros mammifères, ils jouent un rôle de technicien de surface de la nature. Leur travail est de débarrasser les buffles, les girafes ou encore les antilopes de tout les parasites présent sur leur peau. Les deux acteurs sont satisfaits du contrat, notre piaf ayant trouvé de quoi remplir sa gamelle.

Une relation symbiotique presque similaire existe avec un crocodile. Le saurien se fait enlever les restes de nourriture coincés entre ses dents par l’oiseau qui profite de ce repas.

 

Le poisson et l’anémone

Ives Etienne - l'anémone et le poisson clown

Tout le monde connaît Némo. Le poisson-clown passe la plupart de son temps blotti au cœur d’une redoutable anémone. Serait-il sous l’emprise de cette dame aux tentacules empoisonnés ? Pas du tout. Leur relation au beau fixe est basée sur la symbiose. Le poisson débarrasse l’anémone des restes alimentaires qui sans lui s’entasseraient entre ses tentacules. En contrepartie, l’anémone le met à l’abri des prédateurs en lui permettant de venir se cacher en son sein. Le poisson-clown est protégé du venin de l’anémone grâce à un mucus épais qui recouvre l’intégralité de son corps.

Info culture générale : tous les poissons-clowns naissent mâles. C’est seulement le plus gros qui deviendra un peu plus tard une femelle.

 

Le trèfle fixateur d’azote

Ives Etienne - le trèfle

Il s’agit d’un exemple d’endosymbiose. L’un des participants à cette relation est contenu dans l’autre. Le trèfle est une plante herbacée de la grande famille des fabacées. Sa richesse en protéine et sa culture facile en fait un aliment de choix pour le bétail. Il pousse même sur un sol très pauvre en azote. Son secret est bien caché au plus profond de ses racines ! Il accueille un hôte particulier dans des poches microscopiques appelées nodosités. Cet habitant est une bactérie, rhizobium, qui a la capacité étonnante de fixer l’azote atmosphérique et de le rendre assimilable par le végétal en le transformant en ammonium. Encore une fois, le contrat de cohabitation est rempli pour les deux. Les bactéries bénéficient d’un logement dans lequel elles trouvent de la nourriture issue de la photosynthèse de la plante. Le trèfle reçoit son azote sur un plateau dans un format directement utilisable.

 

La salamandre et son hôte

Ives Etienne - la salamandre

C’est une des relations symbiotiques les plus exceptionnelles qui soient. Elle est toujours à l’étude et est extrêmement rare. Imaginez une algue qui vit à l’intérieur d’une salamandre tachetée, en toute amitié. Plus exactement, c’est lorsque la salamandre pond ses œufs que l’algue unicellulaire pénètre à l’intérieur et y reste pendant toute la croissance de l’embryon. La salamandre adulte présente une teinte verte caractéristique de cette communion entre deux êtres vivants. D’après les résultats des recherches, l’algue apporterait de l’oxygène et des glucides directement aux cellules de la salamandre. L’algue, quant à elle, ferait sa petite vie bien au chaud à l’intérieur de son hébergeur.

 

 

 

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